27Jan

Ça roule avec Marilou Asselin

Passionnée, engagée et profondément humaine, Marilou Asselin incarne parfaitement l’esprit du Centre National de Cyclisme de Bromont. Originaire de la Rive-Sud de Montréal, elle est depuis avec nous pour partager sa passion du vélo de montagne et des Dirt Jumps avec rigueur, bienveillance et une grande sensibilité à la progression de chacun. À travers son parcours, elle nous plonge dans son histoire, sa vision de l’entraînement et l’importance de la communauté qui gravite autour des Dirt Jumps.

Marilou: d’abord et avant tout une entraineuse

1. Qu’est-ce qui t’a amené ici au CNCB?

C’est ma passion pour le vélo de montagne qui m’a amenée ici, dans la région. Initialement, c’est l’envie de partager cette passion avec les enfants, quand j’ai commencé ici en 2018, en travaillant 2 ou 3 semaines durant les camps de jour l’été.

2. Qu’est-ce que tu trouves d’unique au CNCB?

Ça rassemble autant de passionnés de vélo et de sport au même endroit, et permet de côtoyer autant de niveaux différents et de disciplines différentes du vélo.

3. Quels conseils donnerais tu à un jeune qui veut commencer dans les Dirt Jumps?

Premièrement, être solide dans la pumptrack. C’est vraiment important avant de vouloir se lancer dans les jumps. Deuxièmement, c’est important d’étirer tranquillement sa zone de confort. Il ne faut pas vouloir aller trop vite, trop gros. Un autre conseil serait de s’entourer de gens inspirants et légèrement meilleurs que soi pour avoir de bons modèles, mais aussi des gens qui vont t’encourager sans te mettre trop de pression. Sinon, ce serait aussi de savoir s’écouter soi-même. Est-ce qu’aujourd’hui j’ai la capacité mentale et physique pour repousser mes limites? Aussi, pour avoir une base solide et savoir décortiquer les progressions, les cours sont une très bonne option. C’est en roulant souvent et en se dépassant petit à petit, à répétition, qu’on peut encoder et automatiser de nouveaux patrons moteurs.

4. C’est quoi ton endroit préféré où rouler à Bromont?

En vélo de montagne, j’adore rouler dans les trails du P7. Pour ce qui est du Dirt Jump, c’est vraiment ici, au CNCB, qu’il y a le meilleur terrain pour jumper, ainsi que la pumptrack de Waterloo.

5. Qu’est-ce qui t’a donné envie de devenir entraineur?

C’est de rendre accessible à tous cette passion que j’ai autant pour le vélo de montagne que pour les Dirt Jumps.

Une histoire de progression

6. Comment as-tu découvert le Dirt Jumps?

J’ai découvert le Dirt Jump avec la construction de la pumptrack à Waterloo à l’automne 2017. C’est à ce moment-là que j’ai été en contact avec cette discipline pour la première fois. Avant ça, je faisais seulement du vélo de montagne.

7. Est-ce que tu te rappelles de ton premier saut?

C’était à la pumptrack de Waterloo et je savais déjà que je voulais jumper avant d’être vraiment solide dans la pumptrack. Ça m’avait fait la même chose en snowboard, où je voulais déjà jumper avant de contrôler les descentes et les virages. Donc, à la pumptrack de Waterloo, j’allais super vite, même beaucoup trop vite pour réussir à passer le jump en vélo, et c’est là que j’ai découvert une vraie passion pour le jump à vélo. Ça combine toutes les passions que j’ai eues dans ma vie. Avec les années, j’ai vraiment amélioré ma technique et je passe les sauts avec une meilleure réussite.

8. Comment gères tu la peur ou le stress avant d’essayer quelque chose de nouveau?

C’est peut-être la maturité ou l’âge, mais j’ai très peur aujourd’hui. Dans le sens que, avant d’essayer quelque chose de nouveau, pour gérer cette peur-là, je m’assure d’avoir fait toutes les progressions et micro-progressions avant pour me sentir solide et disponible pour essayer de nouvelles choses. M’entourer de bonnes personnes qui seront à la fois des guides et des modèles, qui vont me respecter, moi et mes limites aussi. Regarder des vidéos m’aide également à apprendre de nouveaux trucs. Quand je fais quelque chose de nouveau, pour ma part, c’est vraiment dans mon reach. Je dois être sûre à 100 % que je peux le faire; jamais ça ne va être un gamble. J’arrive en confiance pour le faire. Je progresse peut-être moins vite de cette façon-là, mais je progresse avec constance parce que je tombe très peu, voire pas du tout.

9. Quel est ta plus grande frayeur et qu’en as-tu appris?

Les accidents auxquels j’ai assisté, donc où je n’étais pas la victime, m’ont amenée de la peur et un ralentissement dans ma progression, mais ça me protège, car je reste vraiment dans ma zone et je l’étire très tranquillement. Depuis ce temps, je mets toujours un full face quand je décide d’essayer de nouvelles choses ou de sortir de ma zone, autant à la pumptrack que dans les Dirt Jumps.

Le Dirt Jump, c’est surtout une communauté solide

10. Qu’est-ce que t’aimes le plus quand tu roules avec d’autres riders?

C’est la joie et l’enthousiasme partagés ensemble. Les encouragements, le fait d’être ensemble pour progresser. C’est aussi un sentiment d’appartenance à une communauté tissée serrée.

11. Comment la pratique du Dirt Jump se relie au vélo de montagne?

Ça amène énormément de précision à vélo de faire du Dirt Jump, autant dans le timing que dans la compréhension des forces biomécaniques. Puisque c’est un vélo nerveux, il réagit beaucoup et pardonne moins qu’un vélo de montagne. On ressent beaucoup plus les erreurs, ce qui permet de les corriger. Le Dirt Jump permet de pratiquer en continu, de façon successive et répétitive, un même obstacle pour pouvoir corriger certaines choses dans notre technique.

12. As-tu un message pour la communauté Dirt Jump de Bromont?

Un énorme merci pour leur engagement, leur implication et leur dévouement ici. Cet été, ils ont repris avec brio toute la gestion de la grosse ligne de Dirt Jump ici, au CNCB. C’est génial ce qu’ils ont fait et ça ravive vraiment la communauté Dirt Jump!

Le parcours de Marilou Asselin rappelle que le Dirt Jump est bien plus qu’une discipline: c’est un cheminement fait de patience, de dépassement de soi et de partage. Par son approche réfléchie, son respect des progressions et son attachement à la communauté, elle contribue activement à faire grandir la culture du vélo à Bromont. Que ce soit sur la pumptrack, dans les trails ou sur les lignes de Dirt Jump du CNCB, Marilou inspire une nouvelle génération de riders à évoluer avec confiance, constance et passion.

Pour visionner la capsule vidéo :  https://www.instagram.com/centre_national_cyclisme/reel/DT1KQTejuDB/