09Juil

Ça roule avec les sœurs Bernard

Originaires de Bromont, Charlie et Camille Bernard évoluent dans l’univers du vélo de montagne depuis maintenant cinq ans. Employées au CNCB et membres de l’équipe de vélo de montagne Commencal SL, elles repoussent constamment leurs limites, autant sur le plan physique que mental. Dans cette entrevue, elles nous parlent de leur parcours, de ce qui les inspire, de leur réalité d’entraînement, de l’importance de l’esprit d’équipe et des conseils qu’elles souhaitent transmettre à la prochaine génération de cyclistes.

Présentez-vous brièvement. 

Moi, c’est Camille Bernard, et moi, c’est Charlie Bernard. Charlie : Nous avons 19 ans, on habite à Bromont et l’on fait du vélo de montagne de compétition depuis maintenant 5 ans. On fait du Downhill plus spécifiquement. Mais on fait tout ce qui touche du vélo de montagne, donc de l’enduro, du Downhill, un peu de Dirt Jump et du BMX.

Quelle est votre histoire?

Camille : En fait, quand on était plus jeune, c’était notre père qui nous a initiés au vélo de montagne. Nos parents en faisaient quand ils avaient un âge similaire à la nôtre présentement. Au début, on n’aimait pas ça. Ils nous forçaient, mais quand la pandémie est arrivée, on n’avait rien d’autre à faire de nos journées que du vélo. Donc, je pourrais dire que c’est là que ça l'a vraiment commencé. Nous avons commencé à en faire vraiment plus et nous y avons eu la piqûre, on pourrait dire!

Qu’est-ce qui vous inspire au CNCB?

Charlie : Je trouve surtout ça intéressant de voir tous les athlètes autour de nous, qui s’entraînent fort. C’est sûr que c’est un modèle à suivre pour nous de s’entraîner aussi fort qu’eux avec l’objectif de se rendre plus loin [dans notre développement] d’ici quelques années. Ça nous motive à aller chercher des performances et des conditions physiques que l’on ne croyait jamais atteindre ou du moins pas autant rapidement.

Qu’est-ce que vous trouvez unique au CNCB?

Camille : Moi je trouve ça vraiment beau de voir plein d’athlètes avec autant de parcours différents, de se réunir dans un centre, puis pouvoir pratiquer plein de disciplines et essayer de nouveaux sports. C’est vraiment beau de voir tout ce mélange.

À quoi ressemble un entraînement type dans votre spécialité?

Charlie : Pendant l’hiver, on fait beaucoup de musculation et l’on fait un peu de technique à vélo, de la pumptrack, de la Zone Freestyle, sur toutes les infrastructures intérieures du CNCB. Pendant l’été, on tombe plus sur les habiletés techniques à vélo de montagne à la montagne de Bromont. Puis, on fait encore de la musculation. À travers de tout ça, on fait beaucoup d’entraînement d’intervalle pour aller chercher le maximum de nos capacités. Camille : On s’entraîne tout le temps ensemble, puisque ça nous motive de le faire à deux. Ça l’aide beaucoup.

Quelle est la partie la plus exigeante du vélo de montagne, selon vous?

Camille : Moi je dirais que c’est très mental. Vaincre ses peurs pour faire un jump ou un drop par exemple. Le plus dur, c’est de la faire [une première fois] et de passer par-dessus. Il faut être fort mentalement pour ne pas arrêter et de ne pas abandonner, même s’il fait chaud et que la montée est longue et difficile, et que la descente est technique. Il faut se pousser à le faire et de passer par-dessus les défis.

Qu’est-ce que ça implique d’être dans l’équipe Commencal SL Gravity?

Camille : Je pense que plusieurs personnes voient le vélo de montagne comme un sport individuel. Mais être dans une équipe, c’est vraiment plaisant de pouvoir tous se supporter, d’être ensemble et de partager ses expériences en groupe. Ça permet de s’aider comme dans un track walk, que je marche sur la piste avant la course pour aider avec les choix de lignes, de savoir où et comment passer, de permettre de se pratiquer tous en ensemble et d’avoir des personnes derrière toi, c’est vraiment ça qui fait la différence.

Qu’est-ce que vous recommanderiez à quelqu’un qui commence dans ce sport?

Charlie : Commencer par les bases et ne pas se précipiter dans les apprentissages au sport. Il ne faut clairement pas sous-estimer la musculation. Cela prévient énormément les blessures, mais à part ça, il faut seulement beaucoup de pratique et ne pas craindre d’essayer de nouvelles choses à vélo. Plus tu vas sortir de ta zone de confort, plus tu vas progresser.

Allez regarder l’entrevue dès maintenant!

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